«Fernando Alonso, pourquoi avoir choisi de revenir chez Renault ?
Je savais que l'équipe n'était pas au top la saison dernière. McLaren et Ferrari dominaient, mais à partir du moment où je voulais quitter McLaren, je savais que l'écurie que je choisirais aurait un grand pas en avant à faire pour venir se mêler à la lutte. Mais Renault sait construire une voiture, sait comment gagner des courses. C'était un choix sûr pour moi. Aujourd'hui, je me sens très bien, j'ai pleinement confiance.
Avez-vous tiré un trait sur la saison dernière et vos problèmes avec Lewis Hamilton ?Ça a été une saison difficile pour moi mais dans la difficulté vous apprenez plus, et plus vite. Mais je considère que je n'ai jamais eu de vrais problèmes avec Lewis. J'ai bien lu quelques trucs dans les journaux mais à chaque interview qu'il faisait, il avait trois ou quatre questions sur moi, et à chaque interview que je donnais, j'avais moi aussi trois ou quatre questions sur lui. Et le lendemain, vous retrouvez certaines choses dans les journaux... Lewis est l'un des meilleurs pilotes de Formule 1 à l'heure actuelle et tôt ou tard, il sera champion du monde.
Pouvez-vous comparer la McLaren et la Renault ?
Non, avec l'élimination de toutes les aides au pilotage cette saison, c'est impossible. Il n'y a pas de contrôle de traction par exemple, c'est donc impossible de comparer une voiture de l'an dernier et une nouvelle. Mais ce n'était pas un gros problème pour moi. Les dix premiers tours (à Valence) ont été délicats mais après on s'habitue, c'est bon. Ce sera juste un peu plus dangereux dans certaines circonstances, en cas de pluie par exemple où l'électronique permet de réduire les risques d'aquaplaning. Et concernant les départs, où on ne sera plus assisté non plus, ce sera au pilote de jouer. J'attends de voir en Australie comment ça va se passer !»